Info reçue : Soutenez Confluences, lieu d’engagement artistique!

Information reçue, appel à soutenir Confluences

SOUTENEZ CONFLUENCES !

Ami.e.s, artistEs, usager.e.s,

Vous êtes nombreuses et nombreux à nous suivre et à savoir que la situation de Confluences est difficile depuis des années. Nous avons tiré à maintes reprises le signal d’alarme sans jamais trouver de solution pérenne. Aujourd’hui Confluences s’apprête à disparaître, pris en étau entre la menace d’une expulsion et celle d’une liquidation judiciaire.

Cette situation, qui persiste depuis des années, résulte d’un équilibre périlleux entre des subventions insuffisantes et un loyer trop onéreux qui vient grever plus d’un tiers du budget annuel de l’association. Même si nous sommes aidés par la Mairie de Paris (au titre du fonctionnement et de l’aide à émergence), par la Région Île-de-France (au titre de la Permanence Artistique et Culturelle), par la Drac (au titre de la résidence d’artiste), nous devons nous acquitter chaque année d’un loyer de 102 000 euros à un bailleur privé.

Depuis 2008, nous rencontrons les services de la ville de Paris pour exposer nos difficultés et demander à être relogés, ceux-ci nous ont incités à candidater à 3 reprises pour différents équipements de la ville, sans jamais vraiment accorder d’attention à nos propositions.

En 2014, Confluences a fait l’objet d’un plan de redressement judiciaire, gelant ses dettes pour 12 mois, obtenant des aides exceptionnelles et un plan de continuation sur 10 ans. Mais l’impossible exercice d’équilibre financier est resté le même, continuant à nous précariser.

Confluences, ce sont 750 m2 : une salle de spectacle de 70 places, 2 salles de répétitions, un espace d’exposition, un hall avec un bar, des bureaux. Ce sont des centaines d’artistes et de compagnies accueillis chaque année. Ce sont 5 salariés, dont 4 CDI, et des intermittents pour un volume d’emploi annuel d’environ 1200 h.

C’est un lieu d’engagement artistique qui œuvre contre toutes les discriminations, qui défend activement la création indépendante, qui soutient la jeune création notamment avec son festival Péril Jeune fort de 8 éditions et une ouverture à la jeune scène électro.

C’est aussi un positionnement en faveur des réfugiés, avec depuis novembre 2015 l’accueil dans ses locaux de 3 réfugiés syriens (aujourd’hui régularisés), le lancement d’un appel aux lieux culturels d’ouverture aux réfugiés et cette saison un temps fort consacré aux artistes syriens en exil (initiative que nous souhaiterions pérenniser en créant un bureau des artistes en exil…).

C’est encore un espace d’ateliers, de projections, de fêtes, de convivialité, de rencontres, de débats et de réunions où citoyens et associations peuvent se retrouver et où le public se rend de plus en plus nombreux (+ 5 000 spectateurs sur la saison 2015-2016).

Hélas, nous ne sommes pas les seuls, la « cartocrise » francilienne des festivals annulés et des lieux fermés l’a suffisamment montré. L’heure est au démantèlement du service public, à la privation d’expression de la création indépendante, à la disparition des lieux intermédiaires. À ce titre, Confluences fait partie du Réseau Actes If, qui réunit des lieux artistiques et culturels indépendants, pour beaucoup grandement fragilisés.

Nous exigeons aujourd’hui des garanties écrites de la Ville sur ses intentions de nous reloger dans des locaux municipaux et sur le maintien du montant de notre subvention.

Afin de nous soutenir, vous pouvez contacter la Mairie de Paris et lui demander d’agir rapidement en notre faveur (voici une lettre type à compléter et éventuellement à enrichir – à télécharger depuis le site de Confluences).

Vous pouvez aussi signer la pétition et publier vos messages sur notre page Facebook « Confluences, fin de partie ?! » et rejoindre notre Comité de soutien.

Merci pour tout !

Toute l’équipe de Confluences

PROCHAIN RDV DU COLLECTIF LE 9 SEPTEMBRE : AG AU TGP DE FROUARD

Le 9 septembre 2016 aura lieu la prochaine journée de travail du collectif du 20 janvier au TGP à Frouard. Au programme de la journée : accueil à partir de 9h30 : présentation du livre vert et débats sur la représentation du collectif du 20 janvier au conseil consultatif de la culture de la région Grand Est. A 17h Assemblée générale en présence des Pascal Mangin, tous les élus de la commission culture et les personnels techniques de la région sont conviés à ce rendez-vous.

Intermittents : l’accord du 28 avril génère entre 84 et 93 millions d’euros d’économies

Il est intéressant de voir dans cet article du Monde, que les experts dénoncent la partialité des services statistiques de l’UNEDIC. Quand bien même ils le disent ici en des termes nécessairement réservés, de part leur devoir, c’est  bien au-delà de l’accord spécifique aux annexes 8 & 10,  voire du Régime Général, la gestion à charge, pour ne pas dire mafieuse, de l’UNEDIC qui est mise en lumière.

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Information reçu : Appel aux Directions de lieux et de festivals

Mesdames les Directrices, Messieurs les Directeurs,

Vous n’êtes pas sans savoir que l’accord sur le régime spécifique d’indemnisation chômage des salariés intermittents du spectacle, signé le 28 avril dernier par les partenaires sociaux de notre branche professionnelle est encore fragile, et subit des entraves inacceptables pour son application.

Pour faire poids auprès du gouvernement, comme du MEDEF, nous vous appelons à être les premiers signataires en Région du texte ci-dessous.

Cette démarche est déjà engagée par les Directions dans plusieurs régions. Merci de bien vouloir nous indiquer par retour à l’adresse groupe21mars2014@gmail.com votre volonté de signature, nous ne manquerons pas de publier les signataires, et, bien sûr, de transférer à qui de droit.

Le groupe du 21 mars
La CIP Alsace, Coordination des Intermittents et Précaires
Les syndicats de la fédération du spectacle et de l’audiovisuel CGT
Le SYNAVI Alsace, syndicat national des arts vivants

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DÉCLARATION DES DIRECTIONS 

DE SALLES DE SPECTACLES ET DE FESTIVALS D’ALSACE
Les théâtres, salles de spectacles et festivals que nous dirigeons ne pourraient exister sans le régime dit de l’intermittence, dont relèvent une grande partie des artistes et techniciens qui viennent y travailler. Sans ce régime spécifique d’indemnisation chômage, le spectacle vivant risquerait de disparaitre totalement.

Pour tenir compte des particularités de fonctionnement de ce secteur économique et de son modèle particulier, des négociations sectorielles ont été inscrites dans la loi du 17 août 2015.

Pour la première fois, les organisations représentatives de l’ensemble du secteur du spectacle (employeurs de l’audiovisuel, du cinéma et du spectacle vivant regroupés au sein de la FESAC et représentants des salariés à travers les 5 fédérations spectacles CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) ont travaillé ensemble à fixer les règles d’indemnisation des artistes et techniciens du spectacle.

Cette négociation sectorielle du régime d’assurance chômage des intermittents du spectacle s’est achevée jeudi 28 avril 2016 par la finalisation d’un accord signé par les représentants des employeurs et la totalité des organisations de salariés représentatives du spectacle vivant.

Cet accord est historique. Il respecte les grands principes de la plateforme de revendication commune des partenaires sociaux patiemment constituée au fil du temps et répond à une très grande partie des revendications partagées depuis presque 15 ans entre les salariés intermittents et leurs employeurs.

Cet accord est vertueux, durable et équitable. Chacun a fait des efforts dans l’intérêt de tous. L’ensemble des redistributions et des contributions nouvelles représente un équilibre radicalement différent par rapport au passé, tout en effectuant une économie générale. Cet accord fait la démonstration que l’expertise de partenaires sociaux responsables peut conduire à trouver un accord qui permette à la fois d’élargir le nombre des bénéficiaires, d’être plus équitable et plus vertueux dans la redistribution des droits.

Cet accord est politiquement important mais il n’aura de valeur juridique qu’après acceptation par les organisations interprofessionnelles gestionnaires de l’UNEDIC, comme la loi les y engage. Sans atteindre tous les objectifs de leur lettre de cadrage, jugée provocatrice par la ministre de la Culture, l’accord propose une alternative crédible et désormais incontournable.

C’est pourquoi :
• nous demandons aux organisations interprofessionnelles gestionnaires de l’UNEDIC d’intégrer cet accord dans les annexes 8 et 10
• nous appelons toutes les parties prenantes, employeurs et salariés du spectacle vivant et de l’audiovisuel, spectateurs, partenaires et citoyens intéressés à la préservation de notre modèle culturel à le faire savoir et à le défendre ensemble dans l’unité et l’intérêt général
• nous demandons à l’État de mettre tout son poids dans les négociations mais de ne pas intervenir directement dans le financement des Annexes des intermittents du spectacle qui doivent strictement demeurer dans le cadre interprofessionnel.

La liste des tous premiers signataires
Adan Sandoval / Espace Athic / Obernai
Jean-Baptiste Raeth / Le Lézard / Colmar
Renaud Herbin / TJP / Strasbourg
Monica Guillouet-Gélys / La Filature / Mulhouse
Gérald Mayer / Le Préo / Oberhausbergen
Thomas Rees / Espace 100 / Illzach
Céline Bernard / Maison des Arts / Lingolsheim

Information reçue : Métropole du Grand Nancy : c’est fait !‏

Vendredi, le ministre de l’Aménagement du Territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales Jean-Michel Baylet a remis officiellement à André Rossinot, président de la Communauté urbaine du Grand Nancy, le décret donnant le statut de métropole à l’agglomération nancéienne. Il s’agit de la 15e en France. Sa mise en place est programmée le 1er juillet prochain.